Revenir à Céret
En 2018, Chloé choisit de s’installer comme éleveuse biologique à Céret, dans les Pyrénées-Orientales, sur le territoire où elle a grandi.
L’histoire d’une reconversion entre ânes et paysages
SON HISTOIRE
Avant de devenir éleveuse, Chloé a suivi plusieurs chemins : technicienne agricole, voyageuse, wwoofeuse puis animatrice nature. Mais travailler au contact des animaux a toujours été une évidence pour elle.
En 2018, elle décide de revenir à Céret, dans les Pyrénées-Orientales, la commune où elle a grandi, pour y créer son propre élevage biologique entre mer et montagne.
Le choix de l’âne s’impose naturellement. Adapté au climat chaud et sec de la région méditerranéenne, il trouve pleinement sa place sur ce territoire.
À travers son élevage, Chloé imagine ainsi un projet qui réunit animaux, agriculture et préservation du paysage local.
Prendre soin des animaux tout en préservant le territoire qui les entoure.
L’IDÉE QUI A TOUT DÉCLENCHÉ
Et si les ânes pouvaient prendre soin
des paysages et de notre peau ?
AVANT DE SE LANCER
En créant L’Ânesse dans le Cerisier, Chloé choisit un modèle d’élevage étroitement lié à son environnement. À Céret, ses ânes pâturent notamment des friches périurbaines afin de les entretenir naturellement.
Cette organisation permet de nourrir le troupeau tout en participant à la prévention des incendies, particulièrement importante dans les paysages méditerranéens.
Pour accompagner la création et le développement de son projet, Chloé a notamment bénéficié du soutien de la Région Occitanie et de l’Union européenne à travers le FEADER, le Fonds européen agricole pour le développement rural.
Elle aurait pu choisir un modèle d’élevage classique. Elle a préféré construire une ferme adaptée à son territoire, où les ânes participent aussi à l’entretien des paysages.
En 2018, Chloé choisit de s’installer comme éleveuse biologique à Céret, dans les Pyrénées-Orientales, sur le territoire où elle a grandi.
Originaire de régions chaudes et sèches, l’âne est particulièrement bien adapté au climat et à la végétation méditerranéenne qui entourent la ferme.
Les ânes pâturent des friches périurbaines mises à disposition de la ferme en échange de leur entretien. Ils changent de parcelle environ chaque mois, une rotation qui contribue à limiter le recours aux antiparasitaires tout en participant à la prévention des incendies.
LE BIEN-ÊTRE AVANT TOUT
À L’Ânesse dans le Cerisier, la production de lait suit un cycle pensé pour préserver les ânesses. Chaque reproduction s’inscrit dans un rythme de trois ans : une année de gestation, une année de lactation puis une année de repos.
La traite ne commence jamais immédiatement après la naissance. Pendant ses premiers mois, l’ânon reste prioritaire et la séparation avec sa mère se fait progressivement.
Chaque ânesse suit un cycle composé d’une année de gestation, une année de lactation et une année de repos
Pendant son premier mois, l’ânon se nourrit exclusivement du lait de sa mère. La traite ne débute que lorsqu’il atteint environ trois mois.
La séparation entre la mère et son ânon augmente progressivement jusqu’à environ six heures par jour. L’ânesse est ensuite traite à la main et produit généralement entre 0,5 et 1 litre de lait par jour.
Ici, ce n’est pas le troupeau qui doit s’adapter à la production. C’est la production qui s’adapte au troupeau.
DE LA FERME AU SAVON
Chloé transforme le lait de ses ânesses en savons fabriqués par saponification à froid. Leur formulation repose principalement sur de l’huile d’olive catalane biologique, complétée selon les recettes par d’autres huiles biologiques comme le coco, le tournesol ou l’amande douce.
Elle utilise également des macérats de fleurs biologiques, préparés sur place ou provenant d’une productrice locale, Les Jardins de Paille à Taillet.
Lors de la fabrication, Chloé veille à ne jamais dépasser 37 °C, soit approximativement la température corporelle d’une ânesse, afin de préserver au maximum les qualités du lait frais incorporé aux savons.
Fabriqués à la main et avec amour à partir de matières premières biologiques, ils contiennent 20% de lait d’ânesse minimum.
Le lait provient directement du troupeau élevé par Chloé à Céret, dans les Pyrénées-Orientales.
Les ânesses sont traites à la main après une séparation progressive avec leur ânon. Le lait frais récolté est ensuite utilisé dans la fabrication des savons.
Les recettes sont composées majoritairement d’huile d’olive catalane biologique, associée à différentes huiles végétales bio et à des macérats de fleurs.
Les savons sont fabriqués par saponification à froid.
Leur couleur et leur parfum proviennent uniquement d’ingrédients comme les argiles, le charbon, les fleurs, les épices et les huiles essentielles biologiques.
LE CHOIX OLMERYS
Nous avons choisi de référencer L’Ânesse dans le Cerisier parce que le projet de Chloé va bien au-delà de la fabrication de savons au lait d’ânesse.
Son élevage est pensé en fonction du rythme des animaux, mais aussi du territoire qui l’entoure : reproduction espacée, traite progressive, éco-pâturage, matières premières biologiques et fabrication à basse température.
Chez Olmerys, nous recherchons des fermes dont nous pouvons comprendre et raconter précisément les pratiques, depuis l’élevage des animaux jusqu’à la fabrication du produit fini.
DÉCOUVRIR LA FERME AUTREMENT
Retrouvez la sélection L’Ânesse dans le Cerisier proposée par Olmerys, fabriquée à partir du lait des ânesses élevées par Chloé à Céret, dans les Pyrénées-Orientales.